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Jean-Jacques
Dessalines naquit semble-t-il à Cormiers (1), petite localité près de
la Grande-Rivière-du-Nord, non loin du Cap, sur la plantation « Vye
Kay ». Mais un doute subsiste pourtant : d'aucuns prétendent en effet
qu'il aurait vu le jour en Afrique, à la Côte-de-l'Or { Carte du XVIIIe
siècle } ou peut-être dans l'Artibonite, dans la paroisse de Verrettes,
sur la plantation Marchand. Il vécut ensuite chez un colon blanc, Henri
Duclos, propriétaire d'une caféière, jusqu'au moment où il fut acheté,
tout jeune encore, par Dessalines, un noir libre, qui lui donnera son
nom et lui apprit le métier de charpentier. On prétend que devenu empereur
il en fera son maître d'hôtel.
Dessalines vécut une jeunesse particulièrement difficile. Ce fut un
esclave rebelle, souvent marron ; son corps, dit-on, était couvert des
cicatrices laissées par les verges de fer. Il se révolta constamment
contre l'inégalité qui régnait à Saint-Domingue et se révéla un véritable
génie militaire. Bien que dépourvu de formation intellectuelle, c'était
un homme de bon sens, à l'esprit cartésien.
Après s'être joint aux esclaves insurgés contre l'autorité française
de Saint-Domingue ( 1791 ), aux côtés de Boukman et de Biassou, il parvint
au grade d'officier supérieur dans les bandes soudoyées par l'Espagne.
Mais en 1794, après l'abolition de l'esclavage, il passa au service
de la France et se signala dans la guerre contre les Anglais. Général
sous les ordres de Toussaint Louverture { Notice biographique }, il
se fit remarquer par son énergie et sa bravoure, mais aussi par une
cruauté implacable. Au cours de la campagne contre le général André
Rigaud ( 1799-1800 ), qui dirigeait une insurrection d'hommes de couleur,
il se livra à de tels excès ( exécutions massives d'officiers et de
cadres métis ) qu'aussitôt il s'attira les foudres de Toussaint Louverture
: « J'ai dit d'émonder l'arbre, lui aurait lancé Toussaint, non de le
déraciner ». En 1801, il écrasa la tentative d'insurrection du général
noir Moïse, dans la région du Cap.
En 1802, à l'arrivée des Français commandés par le général Leclerc,
il occupait dans la colonie les départements du Sud et de l'Ouest. Le
26 février 1802, au moment où les Français, maîtres de Port-au-Prince,
marchaient sous les ordres du général Boudet sur la ville de Saint-Marc,
Dessalines, qui la commandait, ordonna de l'incendier et mit lui-même
le feu à sa maison, dont l'ameublement et la construction lui avaient
coûté beaucoup d'argent. Il se dirigea ensuite vers le Mirebalais, et
après la défaite de la « Crête-à-Pierrot » se soumit au général Leclerc.
Rallié aux Français, il conserva son grade et son commandement. Il intrigua
alors auprès de Leclerc contre Toussaint Louverture et pourchassa les
insurgés avec la même férocité qu'il avait montrée quelques mois auparavant
envers les Blancs ( il avait ordonné le massacre d'environ 1.200 colons
). En septembre 1802, il livra à Leclerc un autre général noir, Charles
Belair, qui venait d'entrer en dissidence. Cette apparente volte-face
s'explique, selon toute probabilité, par la certitude qu'avait Dessalines
d'une reprise prochaine de la lutte contre les Français sous la forme
d'une guerre totale d'indépendance, dont il entendait assurer seul la
conduite ; ce qui supposait au préalable l'élimination de ses rivaux
potentiels et ceux des chefs noirs qui, comme Toussaint Louverture,
pourraient être favorables à un compromis avec les Blancs : il servait
ses ennemis en attendant l'occasion de se retourner contre eux ( Cf.
Jean-Marcel CHAMPION, notice biographique consacrée à Jean-Jacques Dessalines
dans le Dictionnaire Napoléon, Fayard, 1989, p. 599 ). Mais après l'annonce
par Napoléon du rétablissement de l'esclavage, il rejoignit les révoltés
( octobre 1802 ). Au congrès de l'Arcahaye ( 15-18 mai 1803 ), Dessalines
réalisa à son profit l'unité de commandement. Le 19 novembre, à la tête
de l'armée des indigènes, il imposa à Rochambeau la capitulation du
Cap. Ce dernier n'eut alors d'autre choix que d'ordonner l'évacuation
de l'île.
En 1803, après le départ des Français, Dessalines provoqua aussitôt
le massacre de la population blanche (2) ; à l'exception des prêtres,
médecins, techniciens et de quelques négrophiles. Il redonna à Saint-Domingue
son nom indien d'Haïti ( Ayiti ) et, en 1804, avec l'appui de l'Angleterre,
proclama l'indépendance de la nouvelle République.
Dessalines voulait, par une cérémonie solennelle, célébrer la proclamation
de l'Indépendance, pour bien montrer qu'il fallait oublier la France.
Le dimanche 1er janvier 1804, de grand matin, clairons et tambours résonnèrent
de touts côtés aux Gonaives. Soldats et civils, enthousiastes, bruyants,
remplirent les rues en un clin d'oeil. Le peuple afflua des campagnes,
et une foule immense où femmes et jeunes filles richement parées coudoyaient
les soldats, se pressa sur la place d'armes autour d'un autel de la
patrie que dominait, seule, la fine et fière silhouette du palmiste
de la Liberté. A sept heures, tandis qu'un soleil radieux illuminait
la cité, Dessalines, entouré du brillant cortège des généraux, fendit
la foule, gravit les marches de l'autel de la patrie et rappela, dans
un véhément discours en créole, tous les touments que les indigènes
avaient endurés sous la domination française. En terminant, il s'écriat
le bras tendu : « Jurons de combattre jusqu'au dernier soupir pour l'Indépendance
de notre Pays.. ». De toutes les poitrines, jaillit, formidable, accentué
par la voix sèche et rageuse des canons, le serment, mille fois répété,
de vivre libre ou de mourir. Quand le tumulte fut apaisé, l'adjudant-général
Boisrond-Tonnerre, debout auprès de Dessalines, donna lecture de la
proclamation du général en chef, et de l'Acte de l'Indépendance signé
de Dessalines et des principaux officiers de l'armée. Ensuite, tandis
que la foule s'écoulait par les rues de la ville, le cortège officiel
se rendit au Palais du Gouvernement. Là, par un acte libre, les lieutenants
de Dessalines le proclamèrent gouverneur général à vie de l'île d'Haïti,
jurèrent d'obéir aveuglément aux lois émanés de son autorité, et lui
donnèrent le droit de faire la paix et la guerre, et de nommer son successeur.
Quelques jours plus tard, la publication de ses actes officiels dans
toutes les villes et tous les bourgs d'Haïti provoqua de nouvelles réjouissances
populaires. Un nouvel État était né.
Le jour de la proclamation de l'indépendance, les généraux nommèrent
Dessalines gouverneur général à vie d'Haïti et, le 25 janvier, lui demandèrent
de prendre le titre impérial. Ayant accepté ( 15 février ), il fut couronné
à Port-au-Prince le 8 octobre sous le nom de « Jacques, Empereur Ier
d'Haïti ».
Le Premier Empire haïtien ( 1804-1806 ) fut une dictature personnelle
fondée sur l'armée, qui était la seule force stable du nouvel État.
La constitution du 20 mai 1805 { Texte de la Constitution } conférait
les pleins pouvoirs à l'Empereur, qui choisissait son successeur, mais
dont la couronne n'était pas héréditaire. Son autoritarisme et sa politique
économique furent à l'origine directe de sa chute. Par son autoritarisme,
il perdit l'appui des chefs de l'armée qu'il inquiétait ; par sa politique
économique, il déçut les Noirs et mécontenta gravement les Métis. L'unique
richesse d'Haïti résidait dans l'agriculture tropicale dont les produits
servaient à payer les importations en provenance des États-Unis et des
Antilles anglaises, en particulier le matériel de guerre. Les cultivateurs
noirs étaient soumis à une stricte discipline qui conduisit au travail
salarié forcé sur les plantations. En outre, le maintien - dans un souci
de rentabilité - de la grande propriété privée ou étatisée allait à
l'encontre des espérances de la masse des Noirs qui, conformément aux
promesses de l'Empereur, espéraient bénéficier d'une réforme agraire.
Les Métis, dont la puissance foncière et les intérêts commerciaux étaient
considérables, se sentirent directement menacés par une législation
qui imposait la vérification des titres de propriété, la résiliation
des baux passés sous l'administration coloniale et la confiscation des
biens indûment occupés tandis que d'autres mesures limitaient la liberté
commerciale en fixant le nombre des négociants autorisés à recevoir
des cargaisons en consignation ( Cf. Jean-Marcel CHAMPION, op. cit.,
p. 599 ).
En 1805, il tenta vainement d'expulser le reste de l'armée française
de l'ancienne colonie espagnole. En 1806, les Mulâtres se révoltèrent
dans le Sud : ils accusaient Dessalines de vouloir entreprendre contre
eux de nouvelles persécutions. Le 14 octobre, une insurrection se forma
dans la plaine des Cayes. Dessalines mourra le 17 octobre, dans une
embuscade que lui tendirent les insurgés, au Pont Rouge, à l'entrée
de Port-au-Prince. Le récit de sa mort, particulièrement brutale, figure
dans un article de Monsieur Edgar La Selve, paru dans le journal de
voyages Le Tour du Monde en 1879 (3).
C'est à Marchand, le 16 octobre 1806, que Dessalines prit connaissance
de la révolte. Ignorant que Christophe { Notice biographique } eût été
proclamé chef de l'insurrection, il lui écrivit de se tenir prêt à entrer
en campagne. Au général Pétion { Notice biographique }, qui était également
dans le complot, il donna l'ordre de marcher sur les Cayes à la tête
des troupes de la seconde division de l'Ouest.
En sortant de Saint-Marc, Dessalines rencontra sur la grande route un
de ses aides de camp, Delpêche, qui, fuyant l'insurrection, était parti
du Petit-Goâve pour venir se mettre à ses côtés, et qui conseilla à
l'empereur de n'approcher de Port-au-Prince qu'avec une armée imposante.
Dessalines, aussi inébranlable dans ses projets que vif dans ses actions,
sans lui demander aucun éclaircissement, l'appela traître, et lui ordonna
de sortir de sa présence. Delpêche, mortifié, s'achemina vers Saint-Marc,
y entra, changea de cheval, et poussé par une fidélité aveugle s'élança
à la suite de l'empereur. Des soldats du 3e bataillon de la 4e demi-brigade
le tuèrent à Lanzac.
En entrant à l'Arcahaie, Dessalines aperçut une fumée épaisse du côté
du Sud : « En ce moment, dit-il, mon compère Pétion donne du feu aux
révoltés ». Il envoya en avant les six compagnies de la 3e demi-brigade
qu'il trouva dans le bourg, sous la conduite du colonel Thomas et du
chef de bataillon Gédéon: « Vous sentez-vous le coeur, demanda-t-il
à ces deux officiers, de marcher dans le sang jusqu'aux Cayes ? » et
il ajouta « Le département du Sud sera bientôt une solitude telle qu'on
n'y entendra même plus le chant du coq ». Thomas et Gédéon répondirent
qu'il feraient leur devoir. Vers dix heures du soir, ils n'étaient plus
qu'à trois kilomètres du Pont Rouge { Illustration du XIXe siècle }.
Un voyageur, qui les précédait, annonça en ville que l'avant-garde de
l'armée de l'empereur approchait.
Les généraux Guérin, Vaval et Yayou se portèrent ensemble au devant
des soldats qui marchaient en désordre et par leurs promesses les gagnèrent
à la cause des insurgés. Quant au colonel Thomas et au chef de bataillon
Gédéon, on s'assura de leurs personnes : « Il n'y a pas à balancer,
leur dit Guérin, choisissez entre mourir ou adhérer à la révolution
». Ils déclarèrent qu'ils ne prendraient aucune résolution avant d'avoir
vu Pétion. On les conduisit au bureau de la division militaire où celui-ci
se trouvait. Thomas, qui montra de l'hésitation à abandonner l'empereur,
fut consigné à la place. Gédéon, qui prit franchement le parti de l'insurrection,
fut placé sur-le-champ à la tête de la 3e demi-brigade rangée sur la
place Vallière et à laquelle Pétion donnait un témoignage de sa confiance
en ne la désarmant pas. Gédéon avertit Guérin que l'empereur lui avait
recommandé de l'attendre au Pont Rouge et qu'il voulait, en arrivant,
le voir de loin à ce poste. Guérin le pressa alors de se déshabiller
et fit endosser son uniforme par un adjudant-major de la 21e de Léogane,
qui lui ressemblait. Cet officier fut placé au Pont Rouge, afin de mieux
attirer l'empereur dans le piège.
Le 17, à cinq heures du matin, sa Majesté quitta l'Arcahaie, suivie
seulement de son état-major. La 4e demi-brigade, qui eût pu l'escorter,
avait été renvoyée à Montrouis pour s'y faire habiller. Chemin faisant,
on rencontra plusieurs habitants venant de Port-au-Prince. Questionnés
sur ce qui se passait en ville, ils répondirent tous qu'il n'y avait
rien d'extraordinaire. L'empereur continua à chevaucher sans soupçon.
A neuf heures, à deux cents pas du Pont Rouge, l'empereur se tourna
vers Boisrond-Tonnerre, qui se trouvait près de lui : « Vois-tu Gédéon
au milieu du pont ? lui dit-il. Il est l'esclave de la discipline. Je
le récompenserai.» Celui qu'il prenait pour Gédéon était l'adjudant
qui en avait revêtu l'uniforme. « Mais, sire, observa le colonel Léger,
officier du Sud faisant partie de son état-major, je me trompe singulièrement,
ou ce sont des soldats du Sud.. ». « Vous voyez mal, répondit Dessalines,
que seraient-ils venus chercher ici ? » Au même instant il entend le
commandement d'apprêter les armes et les cris: « Halte, empereur ! Halte,
empereur ! »
Avec cette impétuosité qui n'appartenait qu'à lui, Dessalines s'élance
au milieu des baïonnettes. « Soldats, crie-t-il, ne me reconnaissez-vous
pas ? Je suis votre empereur ! » Il saisit un coco-macaque ( un bâton
), suspendu à l'arçon de sa selle, fait le moulinet, écarte les baïonnettes
qu'on lui dardait. Le sergent Duverger, de la 15e, ordonne au fusilier
Garat de tirer. Celui-ci lâche son coup. L'empereur, qui n'est pas atteint,
lance son cheval à toute bride. Un second coup de feu part des rangs
de la 16e, et Dessalines, frappé cette fois, s'écrie: « A mon secours,
Charlotin ! » ( il s'agit du colonel Charlotin Marcadieu, qui l'accompagnait
dans cette tragique expédition ). Marcadieu se précipite vers son ami,
veut le couvrir de son corps. Le chef d'escadron Delaunay, du Sud, lui
fend la tête d'un coup de sabre. Yayou lui plongea trois fois son poignard
dans la poitrine et l'acheva. Il tomba, comme une masse inerte, aux
pieds de son assassin, tout ruisselant de son sang, qui avait rejailli
sur ses vêtements. Les officiers qui étaient avec lui, le voyant mort,
s'enfuirent, excepté Mentor, son conseiller, qui s'écria : « Le tyran
est abattu ! Vive la Liberté ! Vive l'Égalité ! »
Il y eut alors une scène affreuse. On dépouilla l'empereur ; on ne lui
laissa que son caleçon ; on lui coupa les doigts pour arracher plus
facilement les bagues dont ses mains étaient couvertes. Yayou ordonna
ensuite à quelques grenadiers d'enlever son cadavre mutilé. Les soldats
obéirent avec effroi : ils disaient que Dessalines était un papa-loi.
« Qui dirait, exclama Yayou, que ce petit misérable faisait trembler
Haïti, il n'y a qu'un quart d'heures ! » Cette masse informe et hideuse
de chair et d'os, à laquelle il ne restait aucune apparence humaine,
transportée en ville, fut jetée sur la place du Gouvernement. Tandis
que la populace profanait les restes défigurés du chef suprême, naguère
son idole, une pauvre folle, la Défilée, vint à passer. Elle demanda
quel était ce supplicié. « Dessalines.... » lui répondit-on. A ce nom,
ses yeux égarés devinrent calmes ; une lueur de raison brilla dans son
cerveau troublé. Elle courut chercher un sac à café, y jeta ces lambeaux
pleins de sang et souillés de boue que les pourceaux errants se disputaient
déjà, les porta au cimetière intérieur, et les ayant déposés sur une
tombe, s'agenouilla. Pétion envoya deux soldats qui les mirent en terre
sans qu'aucune cérémonie religieuse accompagnât cet enfouissement clandestin.
Ainsi périt le cruel Jean-Jacques Dessalines, dit Jacques Ier, dont
la fortune fut pour le moins aussi singulière que celle de son prédécesseur,
Toussaint-Louverture, et de son successeur, Henry Christophe.
Une tombe sera élevée sur la fosse de Dessalines par les soins de Madame
Inginac. Elle portera cette laconique inscription : ci-gît Dessalines,
mort à 48 ans. Pendant plusieurs années, à la Toussaint, une main inconnue
y placera un cierge allumé.
La tombe de Jean-Jacques Dessalines se trouve aujourd'hui à l'abandon,
à moitié envahie de détritus et d'herbes folles. En cela, le sort du
premier empereur d'Haïti rejoint celui de l'un de ses plus fidèles soldats,
le colonel Charlotin Marcadieu, qui mourut au Pont Rouge pour le protéger.
« A l'angle de deux murs, explique l'historien Jean Ledan, dans une
petite cour subalterne appartenant peut-être au gardien de l'église,
Marcadieu observe en permanence deux latrines et trois bananiers chiches
et atrophiés ».
SOURCES : Thomas
MADIOU, Histoire d'Haïti, rééd. Henri Deschamps, t. 3, Port-au-Prince,
1989 ; HOEFER, Nouvelle biographie générale depuis les temps les
plus reculés jusqu'à nos jours ( .. ), Paris, Firmin Didot Frères,
1855, t. XIII, pp. 909-910 ; Roger CARATINI, Dictionnaire des
personnages de la Révolution, Le Pré aux Clercs, Paris 1988, pp.
229-230 ; Edgar LA SELVE, Professeur de rhétorique au Lycée National
Pétion de Port-au-Prince, «La République d'Haïti, ancienne partie
française de Saint-Domingue», in Le Tour du Monde, nouveau journal
des voyages publié sous la direction de M. Édouard Charton et
illustré par nos plus célèbres artistes, Librairie Hachette et
Cie, Paris 1879, vol. XXXVIII, 2e semestre, 975e livraison, pp.
199-201 & p. 208 ; Ch. DEZOBRY & Th. BACHELET, Dictionnaire
général de biographie et d'Histoire (..), Paris, Delagrave, 9ème
éd., 1883, 1ère part., p. 784 ; Les hommes d'État célèbres, t.
5, De la Révolution française à la Première guerre mondiale, ouvrage
publié sous la direction de François Crouzet, éd. Mazenod, Paris,
1975, p. 651; Robert CORNEVIN, Haïti, Paris, 1982; R.-A. SAINT-LOUIS,
La Présociologie haïtienne ou Haïti et sa vocation nationale,
Québec, 1970 ; A. METRAUX, Le Vaudou haïtien, 1958 ; Jean-Marcel
CHAMPION, notice biographique consacrée à Jean-Jacques Dessalines
dans le Dictionnaire Napoléon, publié sous la direction de Jean
Tulard, Fayard, 1989, pp. 599-600 ; Alfred FIERRO, André PALLUEL-GUILLARD,
Jean TULARD, Histoire et dictionnaire du Consulat et de l'Empire,
éd. Robert Laffont, coll. bouquins, Paris, 1995, p. 720 ; Ertha
PASCAL TROUILLOT, Encyclopédie biographique d’Haïti, éd. Semis,
Montréal, 2001, t. 1, pp. 308-311.
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