Palais National, le 29 Décembre 1997
Monsieur le Nonce Apostolique,
Madame, Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames, Messieurs les Consuls,
Mesdames et Messieurs représentant les Organisations Internationales,
Mesdames, Messieurs,Il m'est agréable de vous accueillir ici, aujourd'hui, pour perpétuer la tradition d'échanges de voeux a l'occasion de la nouvelle année. Du fond du coeur, je formule des souhaits de réussite personnelle pour vous et vos familles et de prospérité toujours croissante pour les pays ou les institutions que vous représentez.
1997 a été pour Haïti une année d'ouverture plus grande sur le monde, qui a vu s'établir des relations diplomatiques avec divers pays, en particulier l'Afrique du Sud, dont la connaissance approfondie nous sera certainement précieuse notamment dans le domaine de résolution des conflits.
Notre intégration à la Communauté et au Marché Commun Caraïbéens, admise le 3 Juillet dernier à Montego Bay (Jamaïque), devra aussi, à terme, être bénéfique à la population et l'économie haïtiennes.
La communauté internationale qui a joué un grand rôle dans le retour à l'ordre constitutionnel en Haïti, en 1994, n'a pas manqué, dès lors, de lui apporter un soutien constant pour la mise en route d'institutions nécessaires au renforcement de la démocratie, sans négliger les indispensables appuis pour une relance véritable l'économie haïtienne.
Avec le départ de la MITNUH s'est achevée la contribution militaire que la communauté internationale a fournie au maintien d'un climat sûr et stable en Haïti en même que s'y mettait on place une police civile nationale capable de prendre la relève et d'y assurer la protection des vies et des biens.
Certes, la crise gouvernementale que nous connaissons depuis 7 mois empêche la mis en oeuvre de nouveaux programmes de coopération au développement. Des fonds qui nous étaient alloués ont été attribués à d'autres pays faute de dynamisme dans la ratification d'accords déjà signés. Cependant, tous les projets en cours seront menés à bien par les ministres en poste.
Mon voeu le plus cher pour Haïti est sa sortie de l'impasse où elle se trouve pour le moment. Cependant, la solution ne s'effectuera pas au détriment de la démocratie. Elle passe par le dialogue, le respect de la parole donnée, la protection des institutions selon les prescrits de la Constitution.
Ensemble, travaillons afin que les efforts qui seront déployés, les sacrifices qui seront consentis en 1998 par le Peuple Haïtien soient porteurs des fruits de bien-être dans la paix et la liberté.
Encore une fois, je vous souhaite à tous une très heureuse année.
René PRÉVAL
(Source : Palais National)