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Haïti : |
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Un patrimoine historique et naturel riche en couleurs, un brassage de cultures magiques et populaires : Haïti offre mille facettes envoûtantes et mise sur un tourisme original pour trouver son véritable rayonnement. |
Les plages vierges alternent avec des criques sauvages, les plaines verdoyantes succèdent aux
montagnes dentelées auxquelles Haïti doit son nom (en indien, Haïti signifie «terre haute»).
Dans cette île tropicale et souriante, les cultures se côtoient avec bonheur: on y parle le français
et le créole, on y prie à la fois les saints chrétiens et les loas vaudous, la cuisine douce ou
«piquée» marie la subtilité française aux épices créoles. Les couleurs y sont éclatantes, les
senteurs enivrantes, hospitalité proverbiale, la foule souriante, la chaleur jamais étouffante.
Haïti ressemble, trait pour trait, à un tableau naïf, cet art local populaire connu dans le monde
entier, qui est né de la rue pour s'exposer aujourd'hui dans les galeries d'art.
Photo: Mark L. STEED
Le Maison Défly, Port-au-Prince |
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Ceux que le mystère attire se passionneront pour le culte vaudou, auront peut-être la chance d'être accueillis dans un "hounfò" (temple vaudou) et iront admirer, au terme d'une marche sportive, la superbe et gigantesque cascade de Saut-d'Eau, haut lieu de pèlerinage vaudou. Quant aux amateurs d'art, ils arpenteront les rues et les nombreuses galeries pour y découvrir chaque jour de nouvelles créations, fouineront des heures dans les boutiques d'artisanat et au Marché en Fer vaisselle en acajou, bois sculptés, broderie, sculptures de tôle, transformation d'objets en tout genre, artisans travaillant la corne... ils trouveront des merveilles. Tout cela ponctué de conversations en créole et de sourires chaleureux.
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Photos: Mark L. STEED
Sur le Champ-de-Mars, le Marron Inconnu. En arrière-plan : le Palais Présidentiel |
Photo: Mark L. STEED
Le Palais de Sans-Souci à Milot (province du Cap).Edifié par le roi Henri Christophe, il rappelle le style de palais que Frédéric II de Prusse fit construire à Potsdam. |
Des actions concrètes ont alors vu le jour, annonciatrices du retour haïtien sur la scène
internationale du tourisme. Sous la houlette de la Secrétairerie d'Etat au Tourisme, en partenariat
avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), les secteurs public et
privé et des experts nationaux et internationaux, est né un Plan directeur du tourisme. Un
document qui identifie les sites les plus porteurs et sert aujourd'hui de trame aux institutions et à
leurs partenaires pour organiser l'implantation de projets touristiques.
Servant de fil conducteur, une stratégie en trois phases oriente les actions: redorer l'image d' Haïti
auprès des opérateurs extérieurs et des visiteurs, en menant en avant l'histoire et la culture, thèmes
porteurs faire une large place aux capitaux privés, ce qui constitue un appel aux investisseurs
étrangers et d'une manière générale, respecter l'environnement tout en réhabilitant le patrimoine.
Ce dernier point est capital : l'aspect préservé du territoire constitue un argument touristique de
poids.
Haïti a ainsi trouvé son positionnement. Elle joue la carte de l'originalité, proposant à la fois le
culturel et le balnéaire. Elle s'insère également dans une stratégie "multi-destinations", au mitan de
la République dominicaine, sa voisine, et de Cuba.
Photo: Mark L. STEED
Le site naturel de Bassin Bleu |
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Photo: Mark L. STEED
Le Musée colonial, à Montrouis, sur la Côte des Arcadins, première zone touristique du pays. |
Autant de sites enchanteurs qui alternent tapis de sable scintillant frangés de cocotiers et piémonts
de mornes couverts de végétation. Les rendre accessibles sans dénaturer leur beauté originelle,
telle est la charte de qualité que devront respecter les futurs constructeurs.
Avec quelque 500 lits (hors Club Med) et 70.000 visiteurs l'an passé, Haïti reste, pour l'instant,
loin derrière ses concurrentes et voisines deux millions de touristes et 29.000 chambres en
République dominicaine, un million et 19.000 chambres à la Jamaïque, et déjà 600.000 visiteurs et
26.000 chambres à Cuba. Soit 3,5 millions de visiteurs et une capacité de 75.000 chambres pour
la région. Haïti part de très loin mais se présente comme l'une des dernières destinations à
conquérir.
Le premier objectif s'impose de lui-même : augmenter la capacité hôtelière, pour atteindre 4.000
chambres d'ici 2004, date anniversaire du bicentenaire de la République haïtienne. Mais il ne s'agit
pas de se mettre à la remorque des modèles existant déjà dans la région. Face au tourisme de
masse traditionnel, Haïti propose une alternative originale. Outre des sites balnéaires superbes,
elle offre les ingrédients d'un tourisme de découverte et d'aventure. Elle mise aussi sur sa
singularité d'île imprégnée de culture française pour attirer une clientèle francophone, et au-delà
européenne, sensible à l'aspect culturel. Enfin, elle se doit d'accueillir une clientèle de tourisme
d'affaires, à Port-au-Prince notamment. Les schémas prévoient donc d'implanter une gamme
étendue d'hébergement, adaptée aux différents besoins. originelle, telle est la charte de qualité que
devront respecter les futurs constructeurs.
Les premières pierres seront posées dans les mois à venir. La Secrétairerie d'Etat au Tourisme
soutient déjà une dizaine de projets, actuellement en cours de montage financier. Elle dispose de
quatre équipes (architecture et aménagement du territoire, finance et statistique, formation
hôtelière, promotion et communication) destinées à appuyer les démarches d'implantation. Les
pays voisins d'Haïti proposent déjà leur coopération en matière de formation et de promotion. Et
le pays cherche à sensibiliser les marchés américains et européens lors de rencontres touristiques
internationales.
Haïti, destination touristique à l'horizon 2004, année du bicentenaire de son indépendance : une
gageure en forme de slogan, qui devient aujourd'hui un objectif réaliste. A la veille de fêter ses
deux cents ans, Haïti invite enfin les amateurs d'authentique à découvrir ses trésors.
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